Les escrocs du web agissent désormais également depuis le Mali

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L'article paru sur MaliActu.net le 03 février 2015 confirme l'élargissement du phénomène des cyber-escroqueries, à l'origine principalement localisé en Côte d'Ivoire, vers le voisin Mali.

Ces dernières années, la pratique du "broutage" a littéralement explosé en Côte d'Ivoire, au point d'être presque tolérée comme une nouvelle profession, sur laquelle la population et les autorités locale semblent fermer un œil.

Les activités des brouteurs consistent à piéger des internautes des pays francophones, par le biais de faux profils et de leur extorquer de considérables sommes d'argent. Les brouteurs opèrent en groupes bien organisés et ont trouvé avec internet, un moyen de gagner de l'argent facilement, aux détriments de victimes européennes.

Ces arnaques du web sont de plus en plus diffusées et difficiles à intercepter. Les escrocs utilisent de nombreuses méthodes pour soutirer de l'argent à leurs victimes. Arnaques sentimentales, professionnelles, chantage ou harcèlement, leurs techniques ne cessent d'évoluer.

Outre la prolifération de faux profils sur les sites de rencontres ou les blogs, ils utilisent un logiciel qui permet de créer de véritables annuaires d'adresses e-mail, une mine d'or pour leurs activités d'escroquerie. Les faux profils sont créés sur les sites et les réseaux sociaux à partir de photos trouvées sur internet, à l'insu des vraies identités auxquelles ses photos correspondent.

Le "broutage" et la possibilité de gains faciles attirent de plus en plus d'escrocs et surtout des jeunes. Ce phénomène déplorable pour le nombre de victimes qui en subissent les conséquences souvent tragiques, a transformé des personnages sans scrupules en "stars" de la cyber-arnaque.

La proximité et une langue commune, ont poussé les organisations de brouteurs ivoiriens à élargir leur réseau au Mali. Des étudiants ivoiriens inscrits à l'université de Bamako, des artistes de passages, des acteurs d'activités liées au commerce sexuel, ont établi leur base dans la ville, à la recherche de potentielles victimes en Europe francophone. Ce réseau de criminalité parti de la Côte d'Ivoire se développerait aussi dans le secteur du trafic des enfants. Une piste à suivre pour tenter d'enrailler le phénomène des arnaques sur le web, au dire de Papa Mambi Kéita, le chef de la section de lutte contre la Cybercriminalité.

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